Affaire d’agression présumée contre Ulrick Louisma au CAN : « Le directeur général n’était même pas présent sur les lieux de l’incident », témoignent des employés
L’incident survenu le 9 octobre 2026 au Centre Ambulancier National (CAN) continue de susciter des réactions. Alors qu’Ulrick Louisma affirme avoir été victime d’une agression du directeur général, plusieurs employés livrent une version différente du déroulement des faits. Les circonstances de l’incident, tout comme les éléments présentés récemment par Louisma à la presse, restent au cœur des interrogations. Que sait-on du dossier ?
Une réclamation de chèque à l’origine de l’incident
Selon des employés du CAN, Ulrick Louisma s’est présenté dans les locaux de l’institution le 9 octobre pour retirer son chèque. Le personnel, suivant les instructions de la direction générale, lui aurait demandé de fournir les documents nécessaires et de patienter en attendant le retour du directeur général.
Cette demande aurait provoqué des tensions.
Des employés rapportent que Louisma aurait adopté une attitude agressive, faisant du bruit, allant jusqu’à renverser des chaises et à poser les pieds sur un bureau. Ces faits reposent sur les témoignages du personnel et n’ont pas été établis par une enquête indépendante.
Des employés contestent la version d’une agression physique
Plusieurs employés affirment qu’aucune agression physique n’a été commise contre Ulrick Louisma par le directeur général. Selon leurs témoignages, des agents de sécurité de l’institution seraient intervenus pour maîtriser la situation et éviter de perturber les activités. Ils contestent ainsi l’existence d’un contact physique entre le directeur général et Louisma.
Dans un entretien, le directeur général du CAN, le Dr Ricardo Jean Baptiste, affirme n’avoir eu aucune discussion avec Louisma ce jour-là. Il explique qu’il participait à un atelier de travail avec des employés sur la nouvelle année fiscale lorsqu’il a entendu du bruit dans les locaux. Il soutient ne pas s’être retrouvé face à face avec l’intéressé et avoir simplement demandé au personnel de réunir les documents nécessaires au traitement du chèque, en attendant son retour de l’atelier.
Plusieurs employés interrogés disent confirmer cette version. Leurs déclarations contredisent donc les accusations d’Ulrick Louisma visant directement le directeur général. Elles restent toutefois à confronter aux autres éléments disponibles pour établir précisément le déroulement des faits.
Les nouvelles initiatives de la direction au cœur des tensions
Selon les employés interrogés, les réactions observées pourraient être liées aux nouvelles initiatives engagées par la direction du Dr Ricardo Jean Baptiste pour redynamiser l’institution. Ils y voient des tentatives visant à freiner les changements en cours. Ces initiatives concerneraient notamment la gestion du personnel et la révision de certains contrats administratifs.
D’après ces sources internes, la direction examine des dossiers contractuels, dont certains remonteraient à l’ancienne administration. Les employés évoquent des soupçons concernant des contrats attribués sous l’ancienne administration à des personnes. Ils y voient que des gens perçoivent des sommes et ne fourniraient pas effectivement de services à l’institution. Ces allégations n’ont pas été confirmées par des documents vérifiés de manière indépendante.
Ulrick Louisma serait arrivé au CAN sous l’administration de Me Renand Aristide. Selon une source interne, lui et son collègue Paul Marco Delva auraient occupé des postes de coordinateurs dont l’utilité réelle est contestée. Les contrats d’Ulrick Louisma et de Paul Marco Delva seraient arrivés à échéance le 30 septembre 2026, selon les informations communiquées par ces sources.
Des employés évoquent également de précédentes tensions impliquant ces deux hommes, qu’ils présentent comme des proches de l’ancienne administration. Ils les accusent d’avoir abusé de leur proximité avec l’ancien directeur. Selon ces sources, des propos injurieux auraient été tenus à l’encontre de femmes au sein de l’institution, dans un contexte marqué par des échanges tendus avec certains employés. Ces déclarations n’ont pas pu être confirmées de manière indépendante. Les personnes concernées devraient également pouvoir donner leur version des faits.
Des radiographies présentées à la presse
Ces derniers jours, Ulrick Louisma, ancien militant, s’est présenté devant la presse accompagné de son avocat, Me Iswick Theophin. Il a montré des radiographies qui, selon les explications rapportées, feraient apparaître des déformations au niveau du cou et d’un doigt.
Les documents présentés permettent-ils d’établir la nature exacte des blessures ? Quand et dans quelles circonstances auraient-elles été causées ? Ces questions restent sans réponse claire, alors que les employés contestent sa version des faits.
Les employés affirment que Louisma se serait lui-même mis à terre dans le bureau, donnant l’impression d’être malade. Ils maintiennent qu’aucun contact physique violent n’aurait eu lieu. Certains décrivent cette affaire comme un montage ou une manœuvre de déstabilisation menée par d’anciens responsables de l’institution. Selon eux, cette réaction viserait à entraver les démarches actuelles concernant les employés soupçonnés d’absentéisme.
Toutefois, les radiographies seules ne permettent pas de déterminer avec certitude la date d’apparition des blessures, leur origine ni l’identité d’une éventuelle personne responsable. Des éléments médicaux complémentaires et une vérification indépendante seraient nécessaires pour éclaircir ces questions.
Le personnel appelle à des clarifications
Des employés demandent aux autorités judiciaires d’examiner les accusations et les déclarations échangées dans cette affaire. Certains considèrent les accusations portées contre la direction comme diffamatoires. Ils souhaitent que les responsabilités soient établies conformément à la loi.
Les témoignages recueillis auprès du personnel contestent l’accusation d’agression physique imputée au directeur général. Cependant, les radiographies présentées par Ulrick Louisma soulèvent des questions auxquelles ces documents ne peuvent répondre à eux seuls.
Si personne ne l’a touché, quelles sont les motivations de cette affaire ? Pourquoi l’incident se serait-il produit dans le bureau ? Pourquoi aucun témoignage en sa faveur n’a-t-il été rapporté par les employés interrogés ? Et Pourquoi viser directement le directeur général ? Enfin, comment interpréter les radiographies présentées et leur authenticité a-t-elle été vérifiée ? Louisma a-t-il finalement reçu son chèque ? Son contrat, arrivé à échéance et dont certains employés contestent l’utilité, fera-t-il également l’objet d’un réexamen ?
Alors que l’affaire pourrait être portée devant les instances judiciaires, un examen approfondi des éléments disponibles permettra d’en éclaircir les circonstances. Le directeur général nie tout contact direct avec Louisma et toute agression physique. Cette version est corroborée par les employés interrogés, selon les déclarations recueillies par notre rédaction lors de leur rencontre avec la presse, le 26 octobre, dans les locaux de l’institution.
Le Distingo Info





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