Journée internationale de la démocratie : l’OHDLP plaide pour l’effectivité de la démocratie en Haïti

À l'occasion de la Journée internationale de la démocratie, célébrée ce mardi 15 septembre 2026, l'Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse (OHDLP) a publié un document critique sur l'état de la démocratie en Haïti. L'organisation y dénonce l'écart entre les principes démocratiques inscrits dans la Constitution et la réalité vécue par la population. Elle appelle ainsi les acteurs politiques à poser des actions concrètes pour rendre la démocratie effective dans le pays.

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé cette journée le 8 novembre 2007. Elle poursuit deux objectifs majeurs. D’une part, elle permet d’évaluer l’état de la démocratie dans le monde. D’autre part, elle rappelle les principaux fondements de ce système politique.

L’OHDLP profite ainsi de cette occasion pour remettre en question la démocratie haïtienne. L’organisation a publié à cet effet un document de cinq pages. Ce texte propose une réflexion critique sur le fonctionnement du pays. « Ce 15 septembre 2026, l’Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse refuse de se contenter de célébrer la démocratie en paroles », déclare l’OHDLP.

L’article premier de la Constitution de 1987 présente Haïti comme une république démocratique. Pour l’OHDLP, cependant, cette démocratie ne fait qu’exister en apparence. L’organisation rappelle en ce sens que la démocratie ne se limite pas aux discours et aux accords politiques.

L’OHDLP décrit par ailleurs le fonctionnement d’une véritable société démocratique. Selon l’organisation, un citoyen doit pouvoir circuler librement sans crainte. Une famille doit également pouvoir vivre sans risquer d’être chassée de son domicile. La justice, de son côté, doit être en mesure de protéger les victimes. L’administration publique doit rendre des comptes à la nation. Enfin, l’État doit protéger les citoyens plutôt que de les abandonner.

Au-delà de l’ineffectivité des droits fondamentaux, l’OHDLP met également l’accent sur la corruption au sein de l’administration publique. Ce phénomène constitue, selon l’organisation, un véritable frein au développement économique du pays. « Chaque gourde gaspillée est une école qui ne sera pas construite », souligne l’OHDLP.

En définitive, l’organisation invite les acteurs politiques à dépasser le stade théorique. Elle les appelle à poser des actions concrètes pour rendre la démocratie effective en Haïti.

Jonathan Nelson

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