La CNDDR veut avoir une politique nationale de désarmement

La Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR) annonce le lancement des Assises nationales consacrées à l’élaboration d’une Politique nationale de désarmement, de démantèlement, de prévention et de réinsertion. Cette initiative, placée sous l’égide du Gouvernement, vise notamment à lutter contre la prolifération des groupes armés, le recrutement des jeunes et les violences communautaires.

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Dans un communiqué publié le 4 novembre 2026, la CNDDR précise que ces assises réuniront les institutions publiques concernées, les organisations de la société civile, les représentants des communautés, les partenaires internationaux et d’autres secteurs concernés.

Les échanges devront permettre de définir des orientations stratégiques en matière de désarmement, de démantèlement, de prévention et de réinsertion. L’objectif est de mettre en place un cadre national cohérent, inclusif et durable, adapté aux réalités haïtiennes.

Une approche complémentaire aux interventions sécuritaires

Selon la Commission, cette démarche s’inscrit dans les priorités du Gouvernement visant à renforcer la dimension préventive et sociale de la lutte contre l’insécurité. Elle doit compléter les interventions des forces de l’ordre ainsi que les actions de la justice.

La future politique publique devrait également prévoir des mécanismes de coordination, de mise en œuvre et de suivi afin d’assurer une meilleure articulation des interventions.

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À travers ces assises, la CNDDR entend renforcer son rôle institutionnel et favoriser une réponse nationale concertée face aux défis sécuritaires et sociaux du pays.

Cette initiative intervient alors que la Commission avait récemment appelé les membres des groupes armés à déposer volontairement leurs armes et à profiter des mécanismes légaux d’accompagnement et de réinsertion sociale annoncés comme opérationnels.

Cependant, aucune date encore avancée ni lieu retenu pour le lancement de ces assises.

Rappel : des opérations policières suivies de violences meurtrières à l’Arcahaie

La question du désarmement intervient également dans un contexte marqué par de nouvelles violences dans la commune de l’Arcahaie. Le 29 octobre 2026, la Police nationale d’Haïti (PNH) a mené une opération dans la localité de Bercy, au cours de laquelle une vingtaine de membres présumés de groupes armés, dont le chef connu sous le nom de « Galaxy », auraient été neutralisés, selon des déclarations du maire Wilner René rapportées par la presse.

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Entre le 31 octobre et le 2 novembre, des groupes armés ont ensuite lancé plusieurs attaques dans la commune. Les assauts ont été repoussés grâce à l’intervention des forces de l’ordre et à la mobilisation des brigades d’autodéfense. Le maire a fait état, quelques jours de cela, de 16 personnes tuées durant ces trois journées d’attaques.

De son côté, l’Institut de recherche et d’études en droits humains (IREDH), dans un communiqué publié le 5 novembre, a avancé un bilan provisoire beaucoup plus lourd pour les violences à Boucassin et Kowovito : au moins 33 morts et 17 personnes portées disparues, dont trois nourrissons. L’organisation a également rapporté l’incendie et le pillage de 53 maisons. Ces chiffres restent attribués à l’IREDH et diffèrent du bilan communiqué par le maire.

Ces événements montrent les défis auxquels sont confrontées les autorités dans leurs efforts pour rétablir la sécurité. Ils soulignent également l’enjeu d’une réponse associant les opérations des forces de l’ordre, la justice, la prévention du recrutement dans les groupes armés et les mécanismes de désarmement et de réinsertion.

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