Arcahaie : 33 morts, 17 disparus dont 3 nourrissons et 53 maisons incendiées après les dernières attaques

Au moins 33 personnes ont été tuées et 17 autres sont portées disparues dans la première section communale de Boucassin, à l’Arcahaie, selon un bilan provisoire de l’Initiative pour le respect des droits humains (IREDH). Les violences, attribuées à la coalition de gangs « Viv Ansanm », se sont déroulées entre le 31 octobre et le 2 novembre 2026. Parmi les personnes disparues figurent trois nourrissons. L’organisation fait également état de 53 maisons incendiées et pillées ainsi que de sept véhicules brûlés.

Dans son communiqué de presse numéro 14, publié le 5 novembre 2026, l’IREDH indique que plusieurs localités de Boucassin, notamment Lavila, Vigner, Thomas et Sourigol, ont été touchées par ces attaques.

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Ces événements sanglants seraient survenus après la mort, quelques jours auparavant, d’un chef de gang connu sous le nom de « Galaxy », à la suite d’une intervention impliquant des membres de la population et des forces de l’ordre. Dans un contexte présenté comme une représaille, des groupes armés ont ensuite lancé des attaques contre l’Arcahaie, également appelée la Cité du Drapeau.

Malgré le lourd bilan humain et matériel rapporté par l’IREDH, les assauts auraient été repoussés grâce à la mobilisation et à la vigilance de certains membres de la population, ainsi qu’au déploiement des forces de l’ordre. La situation demeure toutefois préoccupante dans plusieurs localités de la commune.

L’organisation rapporte que plusieurs personnes ont été blessées et reçoivent actuellement des soins à l’hôpital. Certaines victimes auraient été brûlées ou mutilées. Parmi les 17 personnes portées disparues figureraient également trois nourrissons.

Le communiqué mentionne par ailleurs des interventions de la Police nationale d’Haïti (PNH). Au cours de ces opérations, plusieurs armes de guerre auraient été récupérées et des membres des groupes armés auraient été tués, selon l’IREDH.

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Des familles contraintes de fuir

Face à l’ampleur des violences, de nombreuses familles ont abandonné leurs maisons pour chercher refuge dans d’autres zones de la commune de l’Arcahaie. Cette situation accentue les inquiétudes concernant la sécurité des habitants de la première section communale de Boucassin.

L’IREDH condamne fermement ces attaques et appelle les autorités à prendre les mesures nécessaires pour protéger la population et prévenir de nouvelles violences. L’organisation exprime également sa solidarité avec les familles endeuillées et présente ses condoléances aux proches des victimes.

Les recommandations de l’IREDH

Dans son communiqué, l’organisation formule plusieurs recommandations à l’endroit des autorités municipales. Elle demande notamment des mesures pour déloger les groupes armés de la zone de Bercy et rétablir le contrôle du territoire.

L’IREDH recommande également d’interdire les activités des temples et institutions religieuses, notamment vodou, protestantes et catholiques, conformément à la position exprimée dans son communiqué.

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L’organisation appelle par ailleurs les acteurs locaux à éviter les conflits et les divisions susceptibles, selon elle, de favoriser les groupes armés au détriment de la population civile.

Elle préconise enfin l’interdiction des activités commerciales, scolaires et professionnelles, ainsi que de l’installation de nouveaux habitants dans les zones considérées comme dangereuses, notamment Lavila, Vigner, Thomas et Sourigol.

Pour conclure, l’IREDH réaffirme son engagement auprès des populations vulnérables et sa volonté d’accompagner les victimes de violations des droits humains.

Source : IREDH, communiqué de presse nº 14, publié le 5 novembre 2026.

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