La DCPJ retarde l’inscription de Jean Ernest Muscadin

Le parti politique Fòs Chanjman Nasyonal (FCN) et le Cabinet Reynold Georges demandent à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) de délivrer, avant le 28 octobre 2026, le certificat de police de Jean Ernest Muscadin, candidat à la présidence. Selon une lettre ouverte adressée au directeur de la DCPJ, ce retard pourrait compromettre la constitution du dossier de candidature de l’intéressé.

Dans cette lettre, le FCN et le Cabinet Reynold Georges indiquent que Jean Ernest Muscadin a soumis sa demande de certificat de police le 11 septembre 2026 auprès du Service départemental de la police judiciaire (SDCPJ) du département du Sud. Toutefois, le document n’aurait toujours pas été délivré, plusieurs semaines après le dépôt de la demande.

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Les signataires rappellent que la date limite pour soumettre les pièces nécessaires à la constitution du dossier de candidature est fixée au 31 octobre 2026. Ils estiment que ce retard administratif risque de porter préjudice aux démarches électorales du candidat, alors que celui-ci aurait entrepris les formalités requises suffisamment tôt.

Pour le FCN et le Cabinet Reynold Georges, cette situation dépasse le cadre d’un simple retard administratif. Ils considèrent que les institutions publiques doivent faire preuve de diligence et d’impartialité dans le traitement des demandes liées au processus électoral, afin de garantir l’égalité de traitement entre les candidats.

Les signataires expriment également leurs préoccupations quant à un possible traitement inéquitable du dossier de Jean Ernest Muscadin. Ils évoquent un soupçon d’instrumentalisation politique de l’administration, tout en appelant la DCPJ à dissiper ces interrogations par des mesures concrètes.

En conséquence, le parti et le cabinet d’avocats demandent au directeur de la DCPJ de prendre les dispositions nécessaires pour que le certificat soit délivré et retiré avant le 28 octobre. Ils souhaitent ainsi permettre au candidat de compléter son dossier dans les délais fixés par les autorités électorales.

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La lettre ouverte a également été portée à l’attention de la presse, de la population haïtienne et du président du Conseil électoral provisoire (CEP), Peterson Pierre-Louis. Les signataires estiment que la crédibilité du processus électoral dépend notamment de la capacité des institutions à éviter que les procédures administratives ne deviennent des obstacles à la participation des candidats.

Le FCN et le Cabinet Reynold Georges affirment enfin qu’ils resteront mobilisés pour défendre les droits de Jean Ernest Muscadin et obtenir une réponse rapide à sa demande. Ils rappellent que le choix des dirigeants revient aux électeurs et qu’aucun blocage administratif ne devrait, selon eux, empêcher un candidat de faire valoir ses droits.

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